La sexualité, en avoir ou pas ?

Que l'on s'abstienne de sexe ou que l'on en consomme, on est toujours pris dedans. On est toujours pris dans la sexualité. Cette sexualité est-elle aussi essentielle que ce que l'on dit ? Comment la vit-on aujourd'hui, que ce soit au sein du couple ou avec des partenaires occasionnels ?


A l'heure où 1 Américain sur 4 préfère regarder Netflix plutôt que de faire l'amour ; à l'heure où 1 Suédoise sur 3 déclarait encore en 2010 préférer pratiquer la course à pied que de baiser ; à l'heure où la moyenne nationale est de 2,5 rapports sexuels en moyenne par semaine, qu'en est-il de la place et de l'importance de la sexualité aujourd'hui ? Qu'est-ce que vivre avec une sexualité et vivre sans sexualité ? Est-ce la même chose pour un homme que pour une femme ?

L'émission "La Série Documentaire" de France Culture a dédié 4 épisodes à cette question, dans une série intitulée "Vivre sans sexualité", élaborée par Ovidie et Tancrède Ramonet.

choisi de vous présenter ici 2 de ces épisodes qui me semblent résonner avec ce que je vis en cabinet, que ce soit en thérapie de couple, en thérapie de groupe ou en thérapie individuelle. Parce que l'absence de sexualité peut être vécue comme une décision intime ou politique, elle peut aussi être synonyme de souffrance, de tristesse et de solitude.


Episode 1 : "Sexualités empêchées"



Que se passe-t-il quand l'absence de sexualité est une situation subie ?

Extraits :

"Si on parle en termes de physiologie, le besoin sexuel, ça n'existe pas."
"Si moi en tant qu'homme je ne fais pas l'amour d'un jour, d'une semaine, d'un mois, d'une année, de toute ma vie, il n'y a rien qui se produit. (...) Notre organisme s'adapte". (Philippe Brenot, psychiatre, sexologue et anthropologue)